Ils font des enquêtes sur nous, on fait des enquêtes sur eux

Ils font des enquêtes sur nous, on fait des enquêtes sur eux.
Ploum, ploum ploum...

Street Press a récemment sorti un énième article à sensation concernant les volontaires français dans le Donbass, déballant comme à chaque fois, le grand jeu sémantique pour faire peur à mémé dans sa chaumière.
Le style rappelle celui d'un blog antifa:

-Goût prononcé pour la délation, l’étalage, le name-dropping (avec l'espoir que la publication intempestive des noms de famille mène à un licenciement ou autres sanctions sociales).
-Quelques petites erreurs factuelles : Il n'y a qu'une minorité de volontaires qui soit partie chez les cosaques, la hache gravée de runes n'est pas la mienne, VL n'a pas brûlé de Mosquée, un Kolovrat n'est pas un soleil noir, etc etc).
-Des raccourcis faciles frisant le complotisme (un camarade parisien aurait fréquenté le même club de tir qu'un terroriste du Bataclan, coïncidence? Pro-russes = fachos = Daesh!).
-Jugement de valeur gratuit ne laissant aucun doute sur l'impartialité (ou non) des auteurs : "du beau monde!"

Au final, un article très représentatif d'une certaine f(r)ange du journalisme français contemporain, dont j'ai eu le loisir d'observer quelques spécimens (le rachitique Pierre Sautreuil, pour n'en citer qu'un).
Des journalistes souvent issus de la petite bourgeoisie blanche et urbaine, très jeunes (ce n'est pas un défaut en soi), ambitieux et compétitifs au point d'en être complètement fourbes et/ou dénués de morale, usant d'un ton amical surfait, capables d'écrire les plus basses saloperies dans l'espoir d'obtenir quelques "likes" de plus, look minet fragile, tout comme le ton sarcastique bourré d'anglicismes, complété d'un humour de merde se voulant ironique mais n'y arrivant qu'avec difficulté (Ah, la génération hipster! :-) ).

Ils grandiront pour devenir de nouveaux Caroline Fourest, de nouveaux BHL: animateurs de la Pravda française, convaincus d'être subversifs tout en tapant (consciemment ou non) exclusivement sur les opposants à la Veme République.

Le point le plus important, c'est leur volonté de se présenter leur média comme neutre ou impartial, sans affichage politique assumé. Voyons voir...

Des deux auteurs, l'un est ouvertement pro-ukrainien (là encore, ce n'est pas un défaut en soi, mais à présent nous attendons son papier sur le bataillon Azov), l'autre est spécialiste auto-proclamé de l’extrême-droite, obsédé par Soral, citant Frédéric Haziza comme référence (pourquoi pas Rael pendant qu'on y est?) le tout dans un média financé, entre autre, par George Soros et sa "Open Society Foundation".
Très objectif et impartial, en effet.

Au final, peu de choses différencient les auteurs de Street Press, les Inrocks ou Rue89 de ceux de Sputnik ou Donipress (et l'inénarrable Laurent Brayard).
Je respecte 100 fois plus un soldat ennemi qu'un scribouillard qui se défoule sur son i-book, fut-il "de mon bord". La propagande, quel que soit son origine, reste de la propagande, c'est-à-dire de la merde.

Je préfère la compagnie de mes "pieds nickelés" de camarades (des gars exceptionnels qui ont été à mes côtés au feu) à celle de ce genre de personnes.

La distance qui nous sépare d'eux n'est pas idéologique; elle est anthropologique.

Frédéric Lynn

Lire l’article en question ici

Publié le 01/09/2016 par Laurent Hocq